Pourquoi consommer bio ?

Les aliments bio respectent l’environnement, les animaux et les hommes

L’agriculture biologique repose sur une règle essentielle, le respect des écosystèmes. En effet, cette démarche culturale interdit l’utilisation de produits chimiques de synthèse : engrais, pesticides, herbicides, fongicides dans un soucis de préservation de l’environnement. L’agriculteur, ou l’éleveur, exerce son activité dans le soucis du respect et du maintien des équilibres naturelles.

Qualité des sols

La qualité des sols s’améliore par l’apport d’engrais naturels, de fumures organiques, de matières organiques compostées dans des proportions efficientes (en effet un excès d’apport de matière organique peut provoquer une pollution par nitrates).  L’agriculteur bio valorise ainsi l’activité biologique du sol. La préservation des organismes vivant du sol est primordiale car ils sont impliqués dans la production des éléments nutritifs et de leur transfert à la plante. Le sol n’est pas un milieu inerte mais renferme une incroyable diversité de microorganismes : microfaune, microflore très abondante. La faune et la flore diversifiée des sols bio contribue à une vie souterraine plus animée et plus active. N’oublions pas nos amis vers de terre qui participent aussi à structurer le sol,  à l’enrichir, améliorant ainsi sa fertilité.  😉

Qualité de l’eau

De part ses pratiques agricoles, l’agriculteur bio améliore la qualité de l’eau. La non utilisation d’engrais chimique et de pesticide de synthèse contribue à diminuer la pollution de l’eau. A savoir que les 2 polluants les plus nocifs sont les pesticides et les nitrates : les pesticides, présents dans 93 % des eaux de surface et 70 % des eaux souterraines avant traitement (en 2013), les nitrates, présents dans 31 % des eaux de surface et 50 % des eaux souterraines à une concentration supérieure à 25mg/L avant traitement (en 2014-2015)( source Ooreka). Dans ces conditions, les traitements pour produire de l’eau potable coûtent de plus en plus cher.
Ne polluant pas l’eau, l’AB contribuerait, à grande échelle, à diminuer considérablement le coût de traitement de l’eau potable et donc la facture d’eau des usagers.

Une biodiversité protégée

paysage rural

 

L’AB participe à la préservation et à la protection de la biodiversité. La réintroduction des haies, les pâturages, la jachère, la conservation de surfaces proche de l’état naturel  sont des abris pour la survie de beaucoup d’espèces d’animaux  et d’insectes (oiseaux, insectes prédateurs, araignées).   Des espèces rares et menacées par l’agriculture intensive font leur réapparition tel que des espèces  de plantes, des oiseaux, de coléoptères… La flore secondaires dans les champs de céréales bio profite aux abeilles mellifères, aux abeilles sauvages et aux bourdons qui voie leur population augmenter.

Bien-être animal respecté

L’élevage en agriculture biologique donne toute sa place au respect du bien-être animal de part son mode extensif : la densité des animaux est limitée, les animaux ont accès aux parcours extérieurs et les ruminants pâturent dès que les conditions le permettent. L’animal quel qu’il soit doit pouvoir exprimer son comportement physiologique naturel.

Un paysan  en bonne santé et heureux

En effet, l’interdiction des produits chimiques de synthèse en agriculture biologique préserve la santé du paysan. La surexposition aux herbicides, fongicides, pesticides provoquerait de maladies graves tel que cancer, malformation, Parkinson… Les risques qu’ils présentent sur la santé humaine sont de plus en plus avérés (GentSide )

Consommer un aliment bio en circuit court, c’est permettre d’assurer à un paysan une juste rémunération pour un produit sain. Ce type d’approvisionnement renforce le lien social, la cohésion des territoires et le maintien d’une vie rurale riche de ses traditions et de son savoir faire.

Consommer bio contribue à l’emploi et au développement durable

L’agriculteur bio locale a une activité moins mécanisée que l’agriculteur travaillant sur un mode de production classique. Le travail qui est confié généralement aux machines et aux intrants chimiques est fait par l’homme : désherbage manuel, récolte, transformation à la ferme, conditionnement, commercialisation en circuits courts… Une activité en bio nécessite 20 à 30% de main d’oeuvre supplémentaire.

A ces créations d’emploi au sein des fermes bio s’ajoutent celles qui sont liées à l’encadrement du secteur tel que les écoconseillés (conseillers de développement durable, écoénergéticiens, écocertificateurs et -qualiticiens). Et c’est sans compter les emplois liés à la formation!

L’activité biologique (production, transformation et distribution) concerne en 2016 près de 118 000 emplois directs, avec une croissance annuelle moyenne de 8,4% par an depuis 4 ans. Les emplois se répartissent de la manière suivante:

77 700 emplois directs dans les fermes en équivalent temps complet
38 200 emplois en transformation et distribution bio

2000 emplois en conseil, contrôle, recherche, formation, etc. (Agence Bio)

Toutes ces activités économiques qui se développe au sein de l’agriculture biologique se font dans le respect de la nature. Nous pouvons vivre, consommer local et de saison en limitant notre impact sur l’environnement. L’AB est à la base du développement durable et nous permet d’envisager un futur plus serein pour les générations à venir.

Consommer bio pour une alimentation  plus saine et de qualité

N’utilisant pas de produits chimiques de synthèse sur ses cultures et en post-récolte, l’agriculture biologique nous offre des aliments  dépourvus de pesticides.

Mais le producteur bio n’est pas à l’abri d’une contamination externe. Contamination qui peut venir d’un voisin travaillant en conventionnel, et qui serait susceptible de polluer la parcelle bio suite à un épandage de pesticide 😥 . Une autre pollution peut venir de l’eau utilisée pour l’arrosage. La nappe  phréatique peut contenir des nitrates et autres agents de synthèses. A cela s’ajoute la pollution par les vents ou encore la pluie…  L’agriculteur bio ne peut ignorer et s’affranchir de cette pollution diffuse de l’environnement. Même s’il y a des résidus de produits chimiques c’est toujours moins que ce que nous propose un producteur en conventionnel ! Et une plante qui a poussé sans apport de produits chimiques dans une terre enrichie d’engrais naturels sera toujours meilleur pour la santé! 😀

pommes bio

En terme de qualités nutritionnelles,  des études montrent  que les produits issus de l’AB ont des niveaux plus élevés en vitamines, surtout la vitamine C, en fer, magnésium, phosphore, en composés phénoliques tel que les flavonoïdes et des acides gras polyinsaturés comme les omégas 3. Les composés phénoliques favoriseraient la santé cardiovasculaire en maintenant l’intégrité des tissus vasculaires (artères, vaisseaux, capillaires). Ils ont aussi un effet anti-inflammatoire prévenant l’apparition de l’athérosclérose.

A l’inverse, les aliments produis en agriculture intensive, avec des rendements élevés voient leur concentration en nutriment diminuer,  selon le rapport Brian Halweil  chercheur au Worldwatch Institute.

Pour avoir des produits de bonne qualité, il est préférable de les consommer en local, mûrs, bio, issu de variétés anciennes évitant ainsi une variété sélectionnée sur des critères esthétiques et de production. A noter qu’un fruit cueilli à maturité se concentre en arôme et est d’autant plus savoureux au goût !

 

Pour aller plus loin:

Agence Bio pour la qualité des produits

 

 

 

 

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