Les circuits courts pour manger local et responsable

Un circuit court , qu’est-ce que c’est ?

Commençons par le définition officielle du ministère de agriculture et de l’alimentation :

“Est considéré comme circuit court un mode de commercialisation des produits agricoles qui s’exerce soit par la vente directe du producteur au consommateur, soit par la vente indirecte, à condition qu’il n’y ait qu’un seul intermédiaire entre l’exploitant et le consommateur”.

Pourquoi consommer en circuits courts?

Les circuits courts se développent de plus en plus et ne doivent leur succès qu’aux nombreux scandales alimentaires qui ont défrayé la chronique ces dernières années.

Pour rappel: 1986, la maladie de la vache folle (Encéphalopathie Spongiforme Bovine), qui se traduit par une dégénérescence du système nerveux, transmissible à l’homme, c’est la maladie de Creutzfeldt-Jakob ; 1999, le poulet à la dioxine ; 2003, l’épidémie de grippe aviaire ; 2008, le scandale du lait maternisé à la mélamine ; 2011, les graines germées contaminées par Escherichia Coli ; 2013, l’affaire Spanghero, la viande chevaline vendue à la place de la viande de bœuf, se retrouve dans des plats préparés ; et un petit dernier, tout frais, qui vient de sortir pour cette année 2018, le scandale de la viande frelatée en Belgique chez la société Veviba !

Au vu de cette énumération, on comprends bien la défiance du consommateur envers un système industriel qui n’est basé que sur le profit et qui fait fi de notre sécurité alimentaire.

Consommer en circuits courts, c’est favoriser la rencontre entre producteurs et consommateurs. C’est développer une relation privilégiée basée sur des idéaux communs. C’est soutenir un agriculteur, un éleveur dans son activité.

Une dynamique des territoires économiques et sociales

C’est un mode de consommation qui participe au développement économique du territoire. On consomme des aliments produits et transformés dans la région, en limitant les intermédiaires,   permettant une rémunération juste pour le producteur. C’est le maintien d’un savoir faire et de traditions qui font toute la richesse de nos régions et de notre patrimoine culinaire. Outre l’activité principale du producteur, d’autres lui sont liées concernant la transformation, la vente ou encore la formation. C’est tout un maillage économique et sociale qui fait vivre la ruralité et préserve nos campagnes de la désertification.

Une région qui encourage des circuits courts  dynamiques et proposant des produits de qualité augmente son attractivité et développe son intérêt pour le tourisme. Renforçant encore plus la dynamique du territoire.

Préservation de l’environnement et de notre santé

Pour l’intérêt général, il est préférable de se tourner vers des producteurs qui utilisent des pratiques de culture et d’élevage qui préservent la biodiversité : pas d’intrants chimiques (engrais, pesticides, fongicides…) et un élevage extensif, dans le respect du bien-être animal. Une production en agriculture biologique est à privilégier. Elle est le garant de notre sécurité alimentaire.

bovins holstein

La consommation locale permet de sauvegarder une production de variétés végétales locales et des races animales traditionnelles qui fait la richesse de nos territoires. Elle nous offre des produits de saison cueillis murent, garantit leur fraicheur et leur qualité nutritionnelle.

La proximité du producteur et du consommateur réduit les déplacements en transport et limite le dégagement de gaz à effet de serre. Préservant ainsi la qualité de l’air. Elle permet aussi de limiter les emballages, réduisant ainsi la quantité de déchets à traiter, ce qui est un coût non négligeable pour les collectivités et notre portefeuille.

Des circuits courts diversifiés

Par vente direct du producteur au consommateur :

  •  la vente à la ferme. Les agriculteurs proposent la production de leur exploitation : vente direct de légumes, fruits, viandes, fromages, œufs… Les rencontres sont souvent passionnantes car ils ont à cœur de faire découvrir leur métier et de proposer la visite de leur exploitation. A cette activité est parfois associé le concept de chambre d’hôte permettant de profiter du cadre naturel et reposant et de déguster les produits fermiers. Des activités sont souvent proposées telle que traire une vache, fabriquer du fromage, apprendre des méthodes de vinification…Les agriculteurs peuvent être regroupés au sein de réseau tels que Bienvenue à la Ferme (8000 adhérents), Accueil paysan. Des conseillers accompagnent les agriculteurs dans leur activité, garantissent la qualité des produits et des activités, aident à l’installation, assurent la promotion de la marque localement…
  • les marches classiques de plein air
  • les foires, alimentaires, classiques ou à thème tel que salon du bien-être, salon gastronomique.
  • les points de vente collectif de producteurs regroupés en association: marché à la ferme, les marchés paysans.

panier fermier

  • Les AMAP. Association pour le Maintient d’Agriculture Paysanne, fonctionne par le biais de contrat passé entre le producteur etle consommateur. C’est le système d’approvisionnement que je privilégie depuis 10 ans. Chaque semaine dans mon panier: légumes, fruits, fromages, œufs, pain, viande, jus de fruits….bio ! Un article spécial sera consacré aux AMAP 😉 
  • la ferme-auberge. Elles offrent un accueil le midi et/ou le soir pour y manger les produits fermierq, en ayant la possibilité d’en acheter sur place. Les fermes auberges sont parfois rassemblées au sein d’une association pour un développement cohérent et harmonieux de leur activité.
  • La vente itinérante ou le producteur se déplace chez le client : boulanger, maraîcher …

Par vente à un intermédiaire :

  • Boutiques, épiceries proposant des produits du terroir. Pratiquant l’achat et la revente.
  • La vente par internet. Des producteurs se regroupent en association. L’association a pour but d’aider les producteurs fermiers à organiser la production, la transformation, la commercialisation, la défense et la promotion de leurs produits. L’achat se fait via internet, livré ensuite à la maison ou bien en allant récupérer le panier en point retrait.

A noté que que les producteurs sont soumis au même règlement européen que l’industrie agroalimentaire en matière de normes sanitaires, de sécurité alimentaire, de bonnes pratiques d’hygiène et de contrôles.

Utiliser les circuits courts, c’est apprendre à consommer et à manger différemment. Cela fait naître des rapports nouveaux à l’environnement, à l’alimentation et à la consommation. C’est un acte solidaire et responsable qui permet de maintenir  et de soutenir des activités agricoles qui sont parfois fragiles.

Vous avez maintenant quelques pistes, à vous de choisir le circuit qui vous convient !

 

Quelques liens pour en savoir plus et pour le ravitaillement  🙂 :

Emplettes Paysannes

La ferme de Pixérécourt

A la Revoyotte

Bienvenue à la ferme

Accueil Paysan

Ferme auberge du Haut-Rhin

LorAMAP

AMAP La ferme du Tipi

La chèvrerie du Chaillon

Mirabio

Le Moulin du P’tit poucet

La Ruche qui dit oui !

 

 

 

 

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